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ABOUT Arch. BERTRAND MULLER
French Architect-Designer, Sculptor and Essayist. Specialized in concepts and designs. Founder of Muller B.concepts. Work since 1992 in Lebanon,all Middle East and France.


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Propos Sur Une Construction Repense

Submission Date :2021-06-18 | First Published : 2021-06-28 | Written In : French
  • Le plan existante, droits d'auteur
  • Les elevations existantes, droits d'auteur
  • le plan proposé de rez de chaussée, droits d'auteur
  • La nouvelle Façade général A-C, droits d'auteur
  • La nouvelle Façade général B-D, droits d'auteur
  • Le nouveau concept extérieur, droits d'auteur
  • Le nouveau concept extérieur, droits d'auteur


Bertrand Muller, Architect Designer

Face à  l’urgence de tous les défis auxquelles nous sommes confrontés  actuellement, il faut réfléchir  a trouver  des solutions pressantes .Les risques sanitaires  récurrents, les besoins sociaux, et surtout écologiques  ne peuvent plus être ignorés  ou repoussés  par refus de courage politique ou électoral et de dénis  malhonnête.

L’impact de l’humain sur l’environnement est devenu, non seulement dramatique, mais destructeur et certainement a court terme irréversible.

L’ambition  de cet article n’est pas de proposer une révision complète ou en partie du fonctionnement de nos sociétés, devenues hyper consommatrices et sans réflexions prévisionnelles.  Il s’agit ici, de penser a des solutions de constructions locales, nécessitant moins de matériaux transformés, moins de transports, générateurs d’émissions incontrôlées de CO2. L’ensemble de la filière « construction » doit être repensée, par la réduction des besoins énergétiques, l’utilisation de produits locaux, pour un résultat de la qualité augmentée.

L e circuit court est une alternative logique. En effet  l’exploitation de matériau  d’origine local, issu de la région concernée, statique ou renouvelable, la transformation des déchets  est l’option  cohérente.

Évidement  un système «  court »pensé « régional  ou local »est a l’opposé de notre économie mondialisée .Jusqu’a l’absurde : des produits fabriqués  en Europe, sont transformés en Chine, transitent par de nombreux ports et se retrouvent sur le marche Européen, a l’endroit dont ils sont originaires, pour être redistribués. L’emballage carton, a base de copeaux de bois  russes, imprimé  en Asie avec des encres  fabriques avec des sous-produits pétroliers  du Golfe, et au final  aura fait le tour du globe, avec  comme résultats, peut être un prix intéressant, mais surtout un cout en énergie fossile et en émission de CO2.

Il s’agit de la remise en question de notre mode de vie suicidaire.

Depuis de nombreuses années, des chercheurs, des scientifiques et des citoyens engagés, travaillent afin de trouver de nouvelles technologies alternatives. Depuis Johann Gutenberg, reconnu comme l’inventeur de l’imprimerie, en 1454, plus tard, a l’aube de l’informatique, James Powers en 1914 et  Herman Holleith en 1921 ,sont a l’origine de l’ »imprimante »,outil incontournable aujourd’hui , selon la définition  technique de 2D.(énorme  consommatrice de papiers,11 millions de tonnes en 2016 en France) Des chercheurs français, de l’école  nationale supérieure  des industries chimiques de Nancy en France, déposent  le 16 juillet 1984,un brevet  de la première  imprimante 3D.L’Américain  Chuck Hull, dépose un brevet équivalent quelques semaines plus tard, obtient de suite des  financements et commence la fabrication et la commercialisation des premières  imprimantes 3D.

La technique a énormément  évoluée depuis, et les machines sont capables  d’imprimer grandeur nature, des maisons, des immeubles, des voitures, des machines-outils, mobilier et bientôt des éléments  hors normes dans l’espace, cela sans contraintes  de formes, des plus simples aux  plus sophistiquées. Ce nouvel instrument révolutionne les principes traditionnels de la construction et semble apporter les promesses d’une amélioration  notable à la question concernant  la filière sclérosée de la construction, polluante et gouffre énergétique. 

Une réponse se trouve dans l’exemple concret d’un projet d’habitation au Liban.

Hypothèse  en deux parties : A- architecture, T- technique.

A –Architecture -Inspiration : la maison traditionnelle  Libanaise suburbaine.    Pic A plans.  Pic B façades.

Dessiner un projet  inspiré  de la tradition adapté  à la technique de l’impression 3D, selon les besoins et contraintes modernes, énergétiques et biologiques. L’objectif est l’habitat positif. Pics I a V.

T- Technique- fabrication par une imprimante 3D, actionnée  par l’énergie solaire, qui a la facilitée  d’être utilisée  sur toutes  zones.

T1-matériaux : la mixture de construction est composée  de poudre d’argile et de chaux, (avec des déchets de moissons) produits locaux  hautement isolant et biologiquement adaptée. La résistance nécessaire sera définie par l’épaisseur  et la densité  des murs porteurs .L’ ouvrage sera d’office parasismique. L’ouvrage sera exécuté intégralement   sur site, hors d’eaux- hors d’air. La partie toiture est équipée  de panneaux photovoltaïques intégrés. Les gaines techniques et les réservations sont intégrées dans le corps, pour la distribution des fluides .Les fermetures extérieures et intérieures seront réalisées en atelier selon le même principe de 3D, avec comme matière première de la sciure de bois et de résine naturelle locales. La tuyauterie fabriquée  avec des déchets plastiques recyclés par Imp.3D. Afin de réduire la masse des câbles électriques importée,  la technique de distribution du fluide en Wireless est utilisée . La technique Imp. 3D permet la fabrication des revêtements sols et murs, du mobilier, des appareils sanitaires, etc.…en utilisant des matériaux  locaux et  recyclés.  Différents types de finition de façades seront proposés.

Selon les statistiques les plus récentes, une construction Imp.3D nécessite  entre trois ou quatre fois moins de temps d’exécution, un personnel extrêmement réduit ,grâce a une automatisation supérieure  a 95%,et  un chantier « propre »,sans déchets de construction. Le cout  de construction est de 30 a 50% moins cher, que le traditionnel, ceci sans l’investissement des imprimantes. C e montant  peut être encore réduit, avec une gestion intelligente des matières premières nécessaires, un des objectif étant  zéro déchets, zero impact écologique, et dépenses  minimum. L’élaboration en amont d’un software adapté, un logiciel conçu spécialement pour le projet, est obligatoire, afin d’optimiser touts les éléments nécessaires a la réussite. Une équipe restreinte  ultra spécialisée, va remplacer plusieurs dizaines de personnes habituellement nécessaires. Une des solutions sera  de former des anciens du bâtiment, dont l’expérience  reconnue est particulièrement  utile, a ces nouveaux métiers  offert par cette technique de la 3D. Certains travaux resterons pour un moment encore, manuels, et du personnel de site, malgré des assistances   numériques et de mini drones de control(…)

La révision de la réglementation du code de construction national, sera nécessaire.

A réfléchir…

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