Bertrand Muller, Architect Designer
Face à l’urgence de tous les défis auxquelles nous sommes confrontés actuellement, il faut réfléchir a trouver des solutions pressantes .Les risques sanitaires récurrents, les besoins sociaux, et surtout écologiques ne peuvent plus être ignorés ou repoussés par refus de courage politique ou électoral et de dénis malhonnête.
L’impact de l’humain sur l’environnement est devenu, non seulement dramatique, mais destructeur et certainement a court terme irréversible.
L’ambition de cet article n’est pas de proposer une révision complète ou en partie du fonctionnement de nos sociétés, devenues hyper consommatrices et sans réflexions prévisionnelles. Il s’agit ici, de penser a des solutions de constructions locales, nécessitant moins de matériaux transformés, moins de transports, générateurs d’émissions incontrôlées de CO2. L’ensemble de la filière « construction » doit être repensée, par la réduction des besoins énergétiques, l’utilisation de produits locaux, pour un résultat de la qualité augmentée.
L e circuit court est une alternative logique. En effet l’exploitation de matériau d’origine local, issu de la région concernée, statique ou renouvelable, la transformation des déchets est l’option cohérente.
Évidement un système « court »pensé « régional ou local »est a l’opposé de notre économie mondialisée .Jusqu’a l’absurde : des produits fabriqués en Europe, sont transformés en Chine, transitent par de nombreux ports et se retrouvent sur le marche Européen, a l’endroit dont ils sont originaires, pour être redistribués. L’emballage carton, a base de copeaux de bois russes, imprimé en Asie avec des encres fabriques avec des sous-produits pétroliers du Golfe, et au final aura fait le tour du globe, avec comme résultats, peut être un prix intéressant, mais surtout un cout en énergie fossile et en émission de CO2.
Il s’agit de la remise en question de notre mode de vie suicidaire.
Depuis de nombreuses années, des chercheurs, des scientifiques et des citoyens engagés, travaillent afin de trouver de nouvelles technologies alternatives. Depuis Johann Gutenberg, reconnu comme l’inventeur de l’imprimerie, en 1454, plus tard, a l’aube de l’informatique, James Powers en 1914 et Herman Holleith en 1921 ,sont a l’origine de l’ »imprimante »,outil incontournable aujourd’hui , selon la définition technique de 2D.(énorme consommatrice de papiers,11 millions de tonnes en 2016 en France) Des chercheurs français, de l’école nationale supérieure des industries chimiques de Nancy en France, déposent le 16 juillet 1984,un brevet de la première imprimante 3D.L’Américain Chuck Hull, dépose un brevet équivalent quelques semaines plus tard, obtient de suite des financements et commence la fabrication et la commercialisation des premières imprimantes 3D.
La technique a énormément évoluée depuis, et les machines sont capables d’imprimer grandeur nature, des maisons, des immeubles, des voitures, des machines-outils, mobilier et bientôt des éléments hors normes dans l’espace, cela sans contraintes de formes, des plus simples aux plus sophistiquées. Ce nouvel instrument révolutionne les principes traditionnels de la construction et semble apporter les promesses d’une amélioration notable à la question concernant la filière sclérosée de la construction, polluante et gouffre énergétique.
Une réponse se trouve dans l’exemple concret d’un projet d’habitation au Liban.
Hypothèse en deux parties : A- architecture, T- technique.
A –Architecture -Inspiration : la maison traditionnelle Libanaise suburbaine. Pic A plans. Pic B façades.
Dessiner un projet inspiré de la tradition adapté à la technique de l’impression 3D, selon les besoins et contraintes modernes, énergétiques et biologiques. L’objectif est l’habitat positif. Pics I a V.
T- Technique- fabrication par une imprimante 3D, actionnée par l’énergie solaire, qui a la facilitée d’être utilisée sur toutes zones.
T1-matériaux : la mixture de construction est composée de poudre d’argile et de chaux, (avec des déchets de moissons) produits locaux hautement isolant et biologiquement adaptée. La résistance nécessaire sera définie par l’épaisseur et la densité des murs porteurs .L’ ouvrage sera d’office parasismique. L’ouvrage sera exécuté intégralement sur site, hors d’eaux- hors d’air. La partie toiture est équipée de panneaux photovoltaïques intégrés. Les gaines techniques et les réservations sont intégrées dans le corps, pour la distribution des fluides .Les fermetures extérieures et intérieures seront réalisées en atelier selon le même principe de 3D, avec comme matière première de la sciure de bois et de résine naturelle locales. La tuyauterie fabriquée avec des déchets plastiques recyclés par Imp.3D. Afin de réduire la masse des câbles électriques importée, la technique de distribution du fluide en Wireless est utilisée . La technique Imp. 3D permet la fabrication des revêtements sols et murs, du mobilier, des appareils sanitaires, etc.…en utilisant des matériaux locaux et recyclés. Différents types de finition de façades seront proposés.
Selon les statistiques les plus récentes, une construction Imp.3D nécessite entre trois ou quatre fois moins de temps d’exécution, un personnel extrêmement réduit ,grâce a une automatisation supérieure a 95%,et un chantier « propre »,sans déchets de construction. Le cout de construction est de 30 a 50% moins cher, que le traditionnel, ceci sans l’investissement des imprimantes. C e montant peut être encore réduit, avec une gestion intelligente des matières premières nécessaires, un des objectif étant zéro déchets, zero impact écologique, et dépenses minimum. L’élaboration en amont d’un software adapté, un logiciel conçu spécialement pour le projet, est obligatoire, afin d’optimiser touts les éléments nécessaires a la réussite. Une équipe restreinte ultra spécialisée, va remplacer plusieurs dizaines de personnes habituellement nécessaires. Une des solutions sera de former des anciens du bâtiment, dont l’expérience reconnue est particulièrement utile, a ces nouveaux métiers offert par cette technique de la 3D. Certains travaux resterons pour un moment encore, manuels, et du personnel de site, malgré des assistances numériques et de mini drones de control(…)
La révision de la réglementation du code de construction national, sera nécessaire.
A réfléchir…
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