Bertrand Muller, Architect Designer
CHAPITRE 1
Presque irréelle, vue de l’espace, cette petite sphère bleue posée sur le noir de l’espace, semble si fragile. Apparue il y a 4,5 millions d’années, notre planète, la Terre, formée par les gigantesques bouleversements de la naissance de l’univers. Située au bord de notre galaxie, la Voie Lactée, dans le bras d’Orion-Cygne, sphère de 40000 km de circonférence a l’équateur, vue de l’espace interstellaire est invisible, insignifiante.
Sur ce bout de terre, s’est développée ce qui s’appelle la «Vie». La création de l’univers, des étoiles, des planètes, s’est faite suite à une «explosion», le big bang, engendrant une expansion infinie. La vitesse de déplacement de notre galaxie spirale est de 600 km/seconde actuellement. Vitesse –déplacement-temps.
Notre planète est par conséquent soumise à ce déplacement, auquel se rajoutent, la vitesse de sa propre rotation a raison de 1700 km/h a l’équateur, son déplacement autour du soleil, 30km/seconde.
L’ensemble de l’univers subit une vitesse relative. Tous les éléments constituants notre planète, de la tectonique en passant par les océans, aux organismes vivants complexes, molécules, microbes, bactéries, existent dans et par ce mouvement. De la vitesse invisible de l’expansion de l’univers, celle de la lumière, a la vitesse expresse de la vie éphémère d’un insecte.
Du macrocosme au microcosme tout est équilibré, ou «équilibre-déséquilibre». Il suffit d’observer la mécanique céleste, la position stable des planètes du système solaire par rapport a notre étoile ordonnée du mot ‘’Cosmos’’, du grec ancien : ordre- bon ordre. Le fonctionnement si précis, tranquille, de ce système incroyablement complexe, parait immuable a son échelle, pourtant beaucoup plus animés dans d’autres parties de l’univers. A l’échelle cosmique, des mouvements gigantesques existent, galaxies en gestation, naissances et morts d’étoiles, trous noirs avaleurs de lumière… Tout ce qui existe est en mouvement, en ‘’vitesse’’.
La vie est apparu sur terre, grâce à de multiples phénomènes électrochimiques, avec, certainement, un peu de hasard, dans ce qui est nommée «la soupe Primordiale», chaleur, lumière, algues bleues, photosynthèse, thermo dynamisme, basé sur le carbone.
-Voila 200 000 ans apparait Homo Sapiens, descendant de plusieurs types d’hominidés habitant la planète, bientôt le seul ‘’humain’’ habitant la Terre, est celui que nous sommes aujourd’hui.
Notre planète: Il est devenu indispensable, urgent, de connaitre, de prendre conscience, du fonctionnement de cet équilibre naturel, constitué après 4,5 millions d’années d’évolution. Car cette fragilité vue de l’espace est bien réelle, et des dangers bien plus grands que les prédateurs, ou les manifestations climatiques, ou la faim, sont devenues notre quotidien.
En 1957 débute, ce que l’on surnomme, »la conquête spatial » avec le lancement d’un engin primitif, pour quelque heures, le premier a quitter l’atmosphère, le premier satellite artificiel. De Spoutnik a l’ISS, aux vaisseaux d’explorations, aux différentes sondes et explorateurs, tous guidés depuis la Terre. En 1969 la première fois, des humains quittent notre sol, et l’un d’eux fait le premier pas, au nom de toute l’humanité, sur une autre planète, notre satellite, la Lune.
Avec ce besoin, cette ambition effrénée de découvrir, le besoin existentiel d’aller toujours plus loin, cette curiosité génétique, se dessine la Nouvelle Frontière : Le système solaire. Cette aventure merveilleuse, nous obligent à comprendre mieux, notre environnement, cette ordre cosmique, quasi immuable, généreux, qui est devenu convalescent. Les aventurières, les aventuriers, ces nouveaux pionniers, avec un courage » surhumains » qui ont quittés la sécurité de notre atmosphère, sont éblouis et écrasés par l’immensité inimaginable de l’espace. Ces premiers Homos ont ressentis avec une brutale intensité, une solitude écrasante, plus encore que leurs prédécesseurs qui ont traversés les océans, partis a la découverte de terres vierges et inconnues…
Vue de là-haut, après l’éblouissement devant la beauté presque surréaliste du monde extérieur, la fragilité, la vulnérabilité, l’humilité sont les seconds sentiments envahissants. Dépendant exclusivement de notre environnement terrestre et technologique, dont nous sommes les inventeurs, sachant inconsciemment qu’il n’est pas parfait. L’image est extraordinaire, celle de Homo Sapiens, courant par delà les forets, les plaines avec son silex taillé au bout de sa lance, son corps protégé de cuir et de bois, et celle de celui dans son scaphandre spatial, sorti d’un vaisseau en orbite autour de la terre, survivant grâce aux résultats des inventions de son imagination…Et toujours aussi vulnérable. Autrefois soumis aux éléments naturels, maintenant soumis a des éléments qu’il s’est lui-même imposé. La «sécurité» de ce voyage dans l’espace, dépend encore de la «tribu» restée au sol, le lien indispensable avec le «foyer» partageant l’aventure, souvent en temps réel. L’épaisseur de la coque du vaisseau, faite de métal et de matériaux composites, de quelques millimètres pour certains jusqu'à quelques centimètres pour d’autres, séparent l’équipage du vide sidérale. La température extérieure variante de +150 degrés Celsius au soleil, et -120 degrés Celsius a l’ombre, et bien que protégé par des protections, l’engin spatial reste très fragile, a la merci de tout les accidents, avec d’autres corps ou rayonnements invisibles.
Tous les voyageurs de l’espace, ont le sentiment du besoin urgent de la préservation de notre environnement. Beaucoup, de retour, sont devenus des militants écologistes.
La Conquête de l’Espace ne doit pas se faire au détriment de notre Terre, et ne doit pas être une échappatoire au destin tragique de notre environnement, résultat de notre comportement irresponsable. Toutes les conquêtes, pourtant, ont apportées, destructions et dégradations de notre milieu, social et sécuritaire. Les empires, les invasions, et croisades, avec leurs cortèges de destructions, de souffrances, ont aussi apportés, paradoxalement, des inventions qui ont finis, par ricochet, a apporter des développements et ainsi a améliorer nos vies, ceci grâce a notre adaptation génétique de survie. Depuis son apparition, Homo Sapiens, a su s’adapter, son bagage génétique s’enrichissant constamment, son adaptabilité, les mutations, accroissement de son immunité, capacités adaptatives innées, naturelles ou forcées.
Cette étonnante adaptabilité va permettre a l’homme de commencer a réalisé son rêve présent et futur, extra planétaire, physiquement. La vie en apesanteur, ou gravité artificielle, changement climato-nutritionnels, communications ralenties, (a l’heure de la communication ultra rapide et globale) plusieurs heures voire jours sans contact avec «la tribu au sol» sont les nouveaux défis à relever.
Avec le mode de propulsion actuel, il faut a un engin spatial, au mieux, avec la conjonction planétaire idéale, 180 jours pour atteindre Mars depuis la Terre, et une communication radio Mars –Terre, 20 minutes et 57 secondes. Des études récentes proposent l’utilisation de la propulsion ionique, representant 26% de la vitesse de la lumière ce qui met la destination en seulement 3 jours, belle perspective.
CHAPITRE 2
L’homme cherche depuis toujours a améliorer son milieu, a le sécuriser et le rendre confortable, pour se protéger lui et les siens. Les futures stations extra planétaires seront certainement copiées sur notre habitat et mode de vie terrestre, avec les adaptions liées a leurs milieux différents.
De nombreux projets architecturaux sont dessinés, proposants des habitations pour les premiers explorateurs. La «base» doit être adaptée a l’environnement inconnu, et doit bénéficier de toutes les sécurités nécessaires de protection pour ses habitants. Les premiers complexes construits seront réalisés avec des éléments importés depuis la terre, ou fabriqués dans l’espace, plus facile a assembler car dépourvus des contraintes de la pesanteur et rapides a acheminer, une solution serait l’impression 3D . Une flotte de cargos va sillonner l’espace pour répondre aux besoins. La forme semi-sphérique des constructions, recouvertes de matériaux locaux, est privilégiée par les experts, adéquate pour mieux supporter des impacts et assimilée les températures extrêmes. Les matériaux à utiliser font l’objet d’études actuellement, pour être adaptés a la planète choisie.
De petites cités pourraient voir le jour rapidement. Pour une exploitation immédiate des ressources, les stations planétaires doivent devenir autonomes autant par le fonctionnement que par les agrandissements obligatoires avec l’utilisation de matériaux locaux, construites par une armée de robots automatisés.
La «Terra formation» par la recomposition atmosphérique avec apport d’oxygène par des processus para-naturels importés ou construits sur site, mais soumit a l’influence ambiante naturelle de la planète à conquérir. Voila certainement un des futuribles possibles. Dans cette nouvelle ambiance, des modifications psychologique, physiologique et génétique vont apparaitre chez cet Homo «extraterrestre».
Cela nécessite du temps, malgré la vitesse d’inventions de futures modifications et technologies. Le corps humain a besoin d’inventer des fonctions nécessitant certainement 1 a 2 générations, pour s’adapter dans ces nouvelles colonies. Une autre possibilité sera l’homme «augmenté » amélioré sur terre avant son voyage, ou subissant des interventions pendant le parcours, par les techniques cybernétiques ou de nano- injections. Cette «deshumanisation» ou «sur humanisation» est envisagée par certains scientifiques et d’autres décisionnaires, ou encore investisseurs. Le but étant évidement, d’être les premiers, «conquérants» et de s’approprier les territoires avec ses richesses potentielles.
Souvent imaginés par certains écrivains précurseurs et visionnaires, ces Homonovo, seront cyborgs, ou transgéniques. Selon la mission, ou la destination, ils seront «adaptés» par la modification artificielle de leur génome, pour des objectifs précis, par exemple: capacité de vivre en atmosphère a oxygène faible en modifiant les globules rouge de notre sang, capacité d’évoluer en pesanteurs différentes en ajustant les gènes qui sont responsables de la composition osseuse, la liste est exhaustive. Toutes les possibilités sont envisageables, à inventer et à développer.
Ce qui pose la grande interrogation éthique: c‘est quoi un «humain», qu’elles sont les limites de cette appellation, qui sera-t-il ?
L’homme a commencé a explorer ce nouveau monde, curieux des découvertes a venir, de l’inconnu avec en filigrane, la recherche de soi-même. C’est encore une question de vitesse, d’accélération. Quitter notre planète, par besoin déterminé ou pas. Avec l’aide des nouveaux dieux, qu’il a créé lui-même, une répétition de plus, ceux de la technologies avec la dépendance d’être assujettis a leurs ‘’volontés’’. Ils faut ‘’croire’’ dans ses inventions ,essentielles a la survie ,qui permettent cette aventure.
De la station spatiale, a la base Lunaire ou Martienne, hors de son milieu naturel, l’humain est intimement lié aux techniques qui gèrent sa survie en milieu hostile total, étant terriblement vulnérable. Les capacités adaptatives, l’imagination, la résilience, sont les outils nécessaires, encore une fois, pour se lancer dans cette aventure illimitée. Il faut inventer de nouvelles méthodes d’explorations et de survie, de plus en plus sophistiqués. Ces capacités qui sont notre héritage, non pas exclusif, d’autres organismes vivants les partagent, seront mis à l’épreuve avec la possibilité nouvelle, d’être améliorés de façon ‘’naturelle’’ ou artificiellement forcés pour s’adapter aux différents milieux.
Dans quelques générations nous devront partager l’Espace avec d’autres ‘’Humains’’ tous différents en fonction de leur origine planétaire. Le cordon ombilicale avec la planète de notre origine, va s’étirer et finira par être rompu. Ceci malgré les inventions et le progrès des vitesses de voyages et des télécoms : accélération de la propagation des ondes par ricochets sur des supports satellitaire ou nomades, projections holographiques HD, réalité virtuelle, en temps réel ou recomposé. Avec le temps les différentes ‘’colonies’’ vont vouloir une certaine indépendance, de s’émanciper de la planète mère, avec la volonté légitime de liberté. Ces revendications sont légions dans notre histoire. Un besoin qui se fera obligatoirement selon de nouveaux critères liés à leur existence.
La séparation concrète entre les Humains IN et les Humains OUT, les terriens et les extra-terriens va s’imposer. Imaginons toutes les conséquences de ce phénomène, des différences non seulement de l’origine coloniale, mais certainement physiologiques visibles, vont générer des interrogations existentielles, débouchant sur des oppositions et des conflits. Un retour idéologique risque d’apparaitre, avec une autre notion de ‘’races’’, celle originale, et celles extraterrestres, qui ne sont pas sans rappeler les idées de supériorité racial infectieuses, du milieu du 20eme siècle. Naissance d’un pseudo-eugénisme, né de la différence entre ceux ‘’augmentés‘’ convaincus de leur supériorité, par opposition aux ‘’normaux’’ simple homo sapiens. L’inverse est tout aussi possible, l’Homo Originale opposé aux «copies» impures…
Car tous ne feront pas partie de cette aventure, malgré le tourisme spatial, avec toutes les offres de sensations et d’émotions. L’exploitation des stations avec comme objectifs les loisirs «spatiaux», des grandes surfaces commerciales, des «aventures» en orbite, va certes démocratiser l’accès a l’espace, sans grande interaction avec la dynamique en cours.
La différence va se faire rapidement, par une compétition entre deux ou plusieurs ‘’humanités’’.
CHAPITRE 3
Revenons à notre Homo Spatio, lequel sera-t-il?
L’accélération, la vitesse des besoins, les objectifs commerciaux, et hégémoniques, auront-elles la patience d’attendre l’évolution naturelle influencée par les nouveaux milieux, ou les événements vont-ils accélérer la transformation nécessaire pour les besoins de l’exploration devenue incontournable et surtout vitale?
La compétition entre les différentes puissances planétaires se développe. L’époque ou toutes les grandes nations, investissant dans ce rêve, envoyaient leurs cosmo – astro – spacio- taïkonautes sur l’ISS, partageant la même aventure amicale et solidaire de toute l’humanité est déjà obsolète. En ce début du 21eme siècle, les Russes, Chinois, Indiens, Japonais, bientôt rejoints par les Arabes, Africains, et aussi et déjà par des investisseurs privés, pensent a construire leur propre station spatial, soit par indépendance politique et commerciale, ou plus discrètement hégémonique. Les pionniers Américains et Européens ne vont pas rester sur la touche. Ces événements vont poser les problèmes de futures frontières spatiales, exemple à combien de kilomètres s’étendrait la sphère appartenant a la dite-station? Ou un espace commun, «international»? D’autres règles vont être nécessaires afin de réguler ces différents domaines. Cette législation sera copié sur celles des lois terrestres, ou notre société de l’espace fera-elle mieux ? Ces habitants extra-terrestres seront-ils capables d’inventer un monde débarrassé de tous ces héritages encombrants, d’éviter de nouvelles différences, question? L’environnement hostile dans lequel, ils évoluent va-t-elle contribuer a une volonté d’amélioration, comme les émigrants rêvant d’un monde meilleur, fait de liberté et d’égalité, en route pour l’Amérique au 16eme siècle?
Dans cette compétition nouvelle, les imaginatifs, les inventifs, les adaptés seront les ‘’premiers’’. Des lors, afin de gagner du temps, sur l’évolution naturelle ou aidée biologiquement, qui nécessite une période d’adaptation, plusieurs solutions se dessinent. Retenons deux probables. Cyborg, symbiote homme-machine, interface connectée mentalement et physiquement a un vaisseau-scaphandre, dans lequel un homme pourra évoluer sous toutes les atmosphères, et exploiter les colonies. Ce robot habité est réalisable avec les technologies actuelles disponibles, équipé d’une connexion mentale directement branchée sur le crane, afin de diriger automatiquement l’exosquelette autonome ultra-résistant, un super ordinateur une IA, embarqué connecté par satellite a tous les serveurs nécessaires, et a la base fixe, avec une autonomie de plusieurs années, grâce a ses systèmes d’auto-entretien, et d’énergie renouvelable. Nutrition automatique par injection, aidé par une surveillance médicale et psychologique .
Ou, ‘Clone‘robotisé, projection animée piloté par un individu ‘’originale’’, resté a la base. Cette projection technologique d’un corps et piloté par le cerveau de son conducteur. Cela ouvre les portes a un vieux rêves de l’humanité : l’ubiquité.
Deux entités ressemblantes évoluant dans deux endroits différents…Imaginons celui conçu par les mathématiques quantiques… Homme, Homme plus, Homme sur plusieurs plans, se pose encore de façon dramatique, la question étique.
Les matières premières extraites, transformées en partie, les découvertes et améliorations dans tous les domaines, réalisées hors-Terre seront exportés sur la notre planète, qui en aura cruellement besoin. Ceci avant que les idées et besoin d’indépendance se concrétisent. Comment sera géré ce commerce, est une question de la même importance que celle des frontières.
Rapidement, dans quelque décennies, ou au siècle prochain, nous seront confrontés indéniablement a cette question fondamentale, devant les différents types d’Homo existants. L’histoire humaine va-elle se répéter, le plus ‘’fort’’, comme Sapiens sur Terre, sera le seul, vainqueur par l’élimination des autres ‘’concurrents’’ ?
N’oublions pas :’’tout ce qui apparait, porte en soi, sa fin’’
Ceci n’est plus de la science-fiction, et sans répéter cette phrase type : » la plupart des techniques du 21eme siècle, restent a inventées » L a vitesse imaginative avec l’aide de l’Intelligence Artificielle, de plus en plus invasive dans nos laboratoires, nos centre de recherches, et dans notre vie quotidienne, facilite la création quasi quotidienne de nouvelles inventions parfois surprenantes.
Grace a l’IA, pour l’humanité s’ouvrent de nouvelles perspectives, débarrassé de certaines taches obligatoires, contraignantes, lui laisse beaucoup plus de temps. Exemple: les taches journalières, l’ordinatrice domotique les réalise pour vous. Après programmation toute la vie quotidienne sera gérée automatiquement, surveillance en temps réel de votre domicile, la manœuvres de vos appareils ménagers, l’arrosage du jardin en fonction du climat, entretien et autoréparations de la maison, jusqu'à la préparation anticipée de vos repas, choisis selon vos envies et vos besoins nutritionnels .Une indépendance totale qui génèrent de nouvelles possibilités grâce au temps gagné. L’IA se développe déjà dans nos sociétés. Cette avancée technologique synonyme de progrès dans les sociétés développées, laissera certains pays, en marge. Le développement sera réservé a ceux qui auront les capacités de gestion et d’adaptabilité, et non pas seulement financières. Le monde scindé en deux, voire en trois: les pays développés en expansion, les pays pauvres incapables de suivre et dans la seule logique de survie, les pays disparaissant au profit des plus puissants.
CHAPITRE 4
Notre monde avec ses démocraties sclérosées et ses combats pour les Droits Humains insurmontables, est vieillissant. L’humain antinomique, entre altruisme et rivalités destructives à tendance, avec ses pouvoirs en augmentation, continué à assujettir et à exploiter les plus faibles. Preuve en est, l’Histoire et la réalité de notre monde. Durant pratiquement deux siècles, l’économie mondiale était dominée par l’Occident, dans son sillage la Russie, le Japon, la Corée du Sud et quelques villes-états. Grace à une politique’’ d’ouverture’’ commencée dans les années 70, La Chine communiste est devenue le plus grand marché du monde. Sa course pour rattraper son retard est gagnée, et elle devient un acteur puissant, mais, tombe dans les mêmes pièges que ses concurrents, et bientôt les besoins et revendications sociales vont apparaitre. Expansion commerciales et territoriales par le développement des «nouvelles routes de la soie» avec un énorme appétit de matières premières, d’énergie fossiles ,qui vont jusqu’au «pillage» du sous-sol de certains pays-clients .Comportements équivalents a ceux des Occidentaux durant le 19eme et 20eme siècle, sans aucune réflexions sur les conséquences a venir. Sur une planète déjà fatiguée, bientôt épuisée, l’ambition commerciale hégémonique continue sans encore aucune réflexions sur le futur des sociétés et du monde. La Chine investis des sommes considérables dans son programme spatial, afin de rattraper son retard et surtout de dépasser ses concurrents. En quelques années elle est devenue incontournable dans ce domaine, avec des succès notables. Les « penseurs » Chinois, connaissent les capacités devenues très limitées de notre planète, et semblent orienter leurs regards vers les étoiles, pour y trouver les ressources obligatoires pour réaliser le rêve d’un nouvel empire dominant. La construction de leur station a commencée en orbite terrestre.
La dynamique humaniste qui a suivit la seconde guerre mondiale, le procès de Nuremberg avec les condamnations de terrifiants criminels de guerre, son cortège d’espoirs a combattre l’injustice et les différences et de croire a l’égalité pour tous, a pratiquement disparue sauf dans les discours électoralistes des hommes politiques.
Apparemment des «dictatures» non plus militaires, mais commerciales, sécuritaires, mais aussi «protectives» imaginés par des groupes pharmaceutiques, alimentaires, et d’autres a vocation écologique commencent a «régner» Ces groupes façonnerons les politiques du futur proche. Dans les différents contextes possibles, plusieurs scenarii se présentent
Devant le danger potentiel, que pourrait représenter les habitants des colonies, l’Humain IN Risque de se laisser séduire par le programme intitulé «la Terre aux Terriens» et ainsi sous prétexte de préserver ’’l’Original‘’ adhérerait a un mouvement extrémiste, avec une politique radicale.
Une autre possibilité serait les objectifs voulus par des groupes pharmaceutiques et de sécurités sanitaires, en invoquant le danger des contaminations ou maladies extraterrestres, et en prenant en otage les populations grâce a des médicaments préventifs et sélectifs.
Et aussi la possibilité que certains groupes utilisent les capacités de l’IA, pour concevoir un Big Data, surveillant une société mondiale soumise, version Orwelienne revisité.
Le paysage politique Terrien risquera d’être envahit, par des extrémistes aux buts ‘’salvateurs.’’
Deux mondes interconnectés vont se développer. Aux débuts, le nouveau «extraterrestre» a besoin de «l’ originale», la Terre, pour pouvoir exister, en fournissant le résultat de ces explorations et exploitations. Conséquences: Un ‘’boom‘ avec ses résultats technologiques et bientôt accessibles a tous, dynamisera et profitera aux deux, du moins aux états et sociétés capables d’assimiler les nouvelles possibilités offertes.
Avec l’espoir que la planète mère, débarrassée des polluants asphyxiants, et des surexploitations, se guérisse et redevienne ce qu’elle doit être, le berceau d’une Humanité devenue responsable.
Alors imaginons notre planète bleue dans quelques décennies, profitants de l’importation des produits des colonies, et des technologies développées dans l’espace, redevenu un jardin, ayant retrouvé l’équilibre naturel, ou les hommes vivront en harmonies avec l’environnement, un « sanctuaire ». Parallèlement un mouvement de développement planétaire afin d’aider les états faibles à trouver l’équilibre. Car cette volonté doit être celle de tous.
Concevoir un système «politique» mondialisé et revisité, avec comme philosophie l’écologie et le bien-être de l’humanité comme premier objectif, avant tous les autres domaines. Rêve? utopie? Imagination d’illuminés irréalistes ?... Essayons d’y croire, de l’inventer ce futur, avec la volonté immédiate de pouvoir et du devoir absolu, sous le diktat du temps accéléré, avant la catastrophe bientôt irrémédiable.
L’exploitation de notre espace proche va générer un mouvement qui porte l’espoir de très nombreuses améliorations pour l’humanité, pour les «humanités». La vitesse de ces progrès techniques devrait être, profitables a tous.
Un idéalisme «cosmique» verrat-il le jour? L’idée, l’objectif sera par la conquête de l’espace, l’amélioration positive et obligatoire des «humains» .La création d’une confédération planétaire, celle du système solaire, dont la philosophie sera de se référer au passé ,d’utiliser notre Histoire non plus comme des faits accomplis, mais comme patrimoine dans lequel puiser les solutions d’avenir.
Les nouveaux défis sont innombrables autant pour les Humains IN que pour les Humains OUT. Il est indispensable, pour notre survie, de prévoir les événements avant qu’ils ne se produisent. A ce titre un ministère de prévention des relations Humaines interplanétaires serait nécessaire. Notre Histoire, riche de toutes ses composantes, possède en elle, les solutions pour réussir notre futur, avec un élément indispensable et incontournable, celui d’une «éducation» complète, d’apprendre aux populations diverses, l’esprit «cosmique». Un partage des connaissances, des trésors de l’humanité, pour ne pas retomber immédiatement dans nos travers, inventer la solution a nos maux eternels pour voir les Etoiles, ensemble.
CHAPITRE 5
Chacune des «conquêtes» de l’Homo Sapiens, était accompagnées de destructions massives, et de génocides envers les populations rencontrées, de la faune locale, avec en prime, l’importation d’espèces étrangères sur les terres conquises, faune, flore, micro-organismes, bactéries et virus. Notre passé en témoigne. La découverte de l’Amérique, celle de l’Australie, la colonisation de l’Afrique avait son objectif conscient et inconscient, celui d’une installation définitive, qui s’accompagne d’une modification définitive des sociétés et d’un nettoyage ethnique. Des civilisations vivantes en équilibre, seront brutalement modifiées par des apports étrangers, culturels, sécuritaires, et sanitaires.
Après 1492, date officielle de la découverte de l’Amérique, les conquérants européens importent des germes inconnues des Amérindiens. Variole, typhus, grippe, rougeole vont décimés jusqu'à 60 % des populations locales, avant qu’un nouvel équilibre infection-immunité se fasse. Les Aborigènes d’Australie, restant le seul grand groupes de chasseurs –cueilleurs vivant en harmonie avec la nature, jusqu'à l’arrivée des premiers colons blancs, en 1788, qui dans leurs bagages, a part le besoin d’un bagne aux confins de l’empire, et d’agrandir ce dernier, apportent le virus de la variole .Celui-ci «aidé »par les conflits générés par la colonisation armée et destructrice, va décimer des centaines de milliers d’autochtones.
L’homme blanc, autoproclamé «supérieur» va imposer sa culture, sa religion, sa vision aux populations conquises. En Australie depuis la seconde partie du 19eme siècle au début des années 70, les enfants Aborigènes arrachés de force a leur familles, étaient «éduqués», convertis par les «Maitres blancs» avec un résultat déplorable pour les victimes et totalement contre-productifs. Un véritable nettoyage ethnique, nécessaire selon les critères de la colonisation.
Un chapitre serait insuffisant pour parler de la disparition des grands animaux, des modifications de la flore, et du climat. Les premiers effets d’une mondialisation ont certainement débutés au 15eme siècle.
Aujourd’hui, confrontés a un virus venu d’Extrême-Orient, décliné en plusieurs variant géographiques, nous sommes conscients dans ce qui est notre actualité, des dangers et des souffrances vécus alors, par les populations conquises.
Qu’en serra –t- il lors de la conquête de l’espace ?
Les explorateurs terrestres seront-ils parfaitement stériles lors de leur voyage, ne risquent –ils pas de contaminer un environnement équilibré, par l’importation d’organismes qui seront dangereux pour les écosystèmes existants ? Car il y a tout a découvrir, a comprendre sur une autre planète. Une question fondamentale : d’autres formes de vie existent-elles ? Ne seraient –elles pas influencées par germes importés involontairement ou non, pouvant mettre en péril les futurs colons ? La découverte récente d’organismes vivant a bord de la station spatiale, ou d’autres résistants aux conditions extrêmes des voyages spatiaux, confirme l’existence de ces risques. De nouvelles espèces, nées ou fabriquées dans l’espace, par des chercheurs embarqués, risquent d’échapper par accident a une surveillance délicate. Se développant dans le micro climat artificiel des vaisseaux, ces nouveaux organismes sont autant des dangers potentiels .De retour sur Terre, les spationautes risquent d’apporter avec eux ces nouvelles espèces, dont le comportement sur Terre est inconnu, cette éventualité existe, malgré toutes les précautions sanitaires prisent lors de leur arrivée.
Dans l’arsenal technologique de la ‘’Terra formation ‘à l’étude, l’utilisation de bactéries est envisagée, cyanobactéries nouvelle génération, avec l’aide d’autres micro-organismes fabriqués par génie génétique, pour des missions précises, par exemple la modification atmosphérique, la stabilisation permanente des molécules d’eaux a l’état liquide etc.… Cela nécessite des moyens colossaux, techniques et financiers et le temps nécessaire a la réaction et a l’adaptabilité…La demande, la vitesse des besoins va pousser les scientifiques a trouver comment accélérer les processus, a inventer des procédés inédits, modifier l’environnement et améliorer les individus afin de survivre dans des milieux hostiles. Les colonies doivent être opérationnelles et rentables sans délais, pour commencer a compenser les investissement gigantesques publiques, et privés ,se chiffrant a des milliard de milliard de dollars investis dans cette aventure, la plus ambitieuse de l’espèce humaine. Avec en toile de fond, la concurrence sans pitié entre les différents acteurs.
La nécessité vitale d’une entente mondiale est obligatoire.
Les richesses incommensurables générées par la conquête de l’espace, importées sur Terre, devront être encadrées par des lois et des codes nouveaux , pour être gérer équitablement par des plans ambitieux et globaux dans le but de sauver la planète, ses habitants et empêcher des conflits autodestructeurs remettant tous les efforts a zéro. La vision globale, spatial, serra la clé d’un avenir équitable. Car une mauvaise gestion de ces richesses serait catastrophique et engageras l’avenir et la survie de toute l’humanité. Le «Siglio d’Oro» de l’Espagne a son apogée sous le règne de Philippe II au 16eme siècle, le pillage des énormes richesses des conquêtes de l’Amérique central et du sud, vont bouleverser la société Espagnole et paradoxalement assujettir le royaume a l’importations de matières premières et de nourriture. La facilité financière des habitants, avait fait disparaitre en quelques années l’ensemble des ses propres productions, le confort de la richesse plutôt que l’effort du travail, a miné toute la société Espagnole et particulièrement la noblesse, dilapidant cette manne qui paraissait sans fin. La politique aveugle de la noblesse et du clergé ,une gestion irréfléchie, un manque criminel de vision, ont amener le royaume a sa perte a la fin du siècle…Cette épisode de l’Histoire n’est pas sans rappeler la situation ,en particulier ,en Occident , au début du 21eme siècle, subissant le choc en retour de la mondialisation .Le comportement des gouvernements paniqués au début de la pandémie de Covid 19 ,en 2020. Cette expérience doit être un avertissement et est devenue un des ces éléments a considérer , puiser dans la «Grande bibliothèque Humaine» a compiler.
Les bouleversements profonds, fondamentaux, que vont subir les sociétés au 21eme siècle, nécessite peut être pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une réflexion globale et intelligente sur la gestion de notre futur. Le système politique existant depuis deux siècles, est archaïque et inadapté pour le futur, et déjà dépassé pour le présent de nos sociétés. Le futur proche sera scientifiques et accéléré, nouvelles technologies, Intelligence artificielle, robotisation, automatisation...Les prévisions, la réflexion, la gérance intelligente de l’ensemble du système solaire doit être pensée maintenant par une nouvelle «classe politique» visionnaire et courageuse qui reste à créer.
L’un des objectifs de la bataille pour cette future administration, est l’Éducation .En effet, tous les systèmes éducatifs existants, même les plus prestigieux, doivent s’adaptés ou se réinventés face aux développements et aux besoins, difficilement maitrisable des prochaines années. Nos connaissances actuelles vont s’enrichir de nouvelles a une vitesse qui ne s’est jamais produite dans notre existence. Un individu ne sera plus capable d’assimiler l’intégralité des informations. La conséquence, l’apparition de personnes hyper spécialisées, sans aucune vision globale qui devront être accompagnées par un «binôme» AI. Un système éducatif neuf, avec l’héritage des connaissances acquises, souple, ambitieux, tolérant, global avec la philosophie «cosmique» doit être inventé. Certaines idées alternatives existent depuis particulièrement, le milieu du 20eme siècle, qui pourrait être un tremplin pour concevoir le nouveau. Réaction de ceux qui croient posséder le Savoir: Impossible, utopique,.., pourtant il suffit d’observer les divisions, les fractures culturelles, religieuses et politiques actuelles, d’accepter les échecs de nos systèmes.
Le futur ne s’encombre pas de ces refus, ni de ces excuses… Les sociétés doivent s’adapter, s’imaginer, se rêver… ou disparaitre car le 21 eme siècle sera le laminoir des conservateurs timides et aveuglés.
CHAPITRE 6
Le rêve nécessaire L’être humain, avec son fonctionnement complexe, résultat de centaines de milliers d’années d’évolution, constamment déchiré entre ses sentiments contradictoires, ses besoins, ses convoitises doit être convaincu de l’unique solution pour son futur. L’acceptation d’un nouvel «ordre mondial participatif», dont les règles restent a inventées, doit être l’objectif ambitieux d’une Éducation repensée .Évidemment, changer les mentalités ancestrales est une tache immense, dont l’objectif est de sensibiliser les populations a la nécessité d’une véritable idée de partage et de tolérance, pour continuer sur le chemin du progrès. C’est «l’ouvrage» à construire par des «mentors» sciento-politiques, possédant les qualités humanistes et de réflexions globales, cosmiques. Un système éducatif, non plus élitiste, réservé à une minorité issue de classes précises ou dynastiques, mais progressiste, ambitieuse, globale qui puise le devenir dans notre Histoire commune. Diffuser toutes les connaissances a la majorité augmente le potentiel nécessaire au «vivre ensemble» qui est la clé de l’avenir. Le futur «extra-terrestre» nécessitera énormément de ressources humaines, secondés par les aides IA. Cette éducation universelle laïque objective, est la solution pour éviter les horreurs de notre passé. La «Mémoire» constamment réactualisé sera un des piliers de l’égalité, avec décence, et respects des valeurs humaines universelles. Une des nombreuses capacités de l’homme est celle d’oublier, selon l’adage «le temps efface tout» les générations suivantes ne ce sentent plus concernées, ou si peu, par les échecs ou les drames de la précédente. Souvent pour les mêmes raisons, les tragédies se répètent et toujours justifiées. Le besoin d être vainqueur a tous les niveaux, cette compétition éternelle, qui va jusqu'à l’élimination souvent physique de l’autre, est un héritage de notre passé lointain, ce besoin de survie, face au danger .Comportement qui ne s’arrête pas aux individus, mais au groupe , a la tribu, a un pays ou tout un peuple… ou a un idéal. Le 20eme siècle, témoin des plus grands génocides orchestrés et planifiés, par l’homme doit être le «remord» à cultiver, a entretenir dans la mémoire collective. L’IA est un allié indispensable dans la nécessité d’entretenir la mémoire vivante, avec toute l’émotion régénérée. Un éducateur, aussi honnête que possible ne saurait être neutre dans la transmission d’un savoir, car ses origines, ses croyances, ses sentiments, influences inconsciemment son approche. Un programme conçu avec les algorithmes nécessaire pour cette mission utilisé pour apprendre, éduquer, transmettre les savoirs dépourvus d’influences, et sans indulgence. Ceci avec des outils neufs, qui respectent tout en les modernisant, les méthodes traditionnelles, celles des récits, des témoignages photographiques ou filmés. Dans notre monde hyper connecté, encombré par un nombre incalculable d’images superficielles, de drames rapportés en temps réelle ne suscite presque plus d’émotions ou si peu… une banalisation quotidienne. Les jeux vidéos guerriers de surhommes massacrant des dizaines de « méchants » à la seconde, des films de fictions ou réels sur internet, ou souffrances et horreurs sont omniprésentes, annihilent la vérité horrible de la souffrance et du malheur…Thérapie ou besoin obscure de notre moi profond?
Ce phénomène est exponentielle, avec son influence néfaste et invasive sur les jeunes, ceci causé entre autres par l’encadrement familiale et pédagogique de plus en plus flous dans nos sociétés. La génération «Smartphone» connectée .vivante dans une pseudo-réalité est particulièrement vulnérable, et facilement influençable pour les industries commerciales ou par des personnes aux visions extrémistes. Le recrutement Jihadiste sur internet ou l’arnaque des régimes amaigrissants sont des exemples. Le décalage vécu surtout par les ados, entre la «vérité» des réseaux et celle des systèmes éducatifs est devenu un problème quotidien. Le trop-plein d’informations est devenu viral et trop souvent orienté politiquement ou mercantile. Il est plus facile de croire à ce que l’on aime lire ou entendre, dans les informations reçues ou a haire, que d’accepter la réalité des faits ou des avis nécessitant l’effort de la comparaison objective.
Inventons le programme éducatif universel, armé de toutes les nuances nécessaires acceptées selon les sensibilités ethniques, religieuses et culturelles de toutes les sociétés existantes.
Accès et partage de toutes les connaissances sans restriction de genre, ni d’origine. Ceci en toute transparence, et vérités, des échecs, des tragédies et des espoirs de l’humanité.
*Atteinte a la liberté, épouvantail agité par certains intellectuels bien pensant, redresseurs de «torts idéologiques»
La différence entre une éducation dirigée et réservée, et faisant fi de cette même liberté pour les autres, ou l’universalité égalitaire accessible a tous. Éducation seul rempart, aux conflits ingérables a venir, entrainant la destruction de notre monde.
Big Data. Les futurs dirigeants du et des mondes doivent être encadrés par un système de rappel des objectifs humanistes et de leurs politiques : aidé pour cela par un arbitre cybernétique incontournable, gardien de la «morale»?
Quels seraient des scenarii envisageables pour une « amélioration « de l’homo sapiens?
L’ajustement de l’ADN, selon des règles extrêmement précises. Une des peurs est celle des vaccins, devant l’offensive généralisée des pandémies, craintes liées aux possibilités de manipulation génétique, au service de l’industrie pharmaceutique qui elles seraient l’outil au service de quelques obscures desseins politiques ou militaires. Des signes de ces agissement seraient visibles dans certains pays, très peuplés et aux régimes peu démocratiques. Intox, théorie complotistes ? Certainement avec une part de vérité sous jacente. Cette possibilité est d’actualité pour asservir les masses plus efficacement et rapidement, que des messages subliminaux dans les médias, ou par des micros substances distribuées par les industries alimentaires.
A titre individuel, le transhumanisme est séduisant avec la condition sine qua none, de possibilités financière énormes. Une élite de surhomme qui va diriger le monde…sans nécessairement en avoir les compétences .Le premier objectif étant la prolongation de la longévité du corps. Par le remplacement d’organes usés, obtenus dans le «menu» d’une fabrication en laboratoire, a partie des cellules souches du receveur. La régénération métabolique par l’injection intra veineuse de nanos docteurs. Ou l’ultime solution, le clonage, porte ouverte pour l’éternité.
A- la croisée des chemins, ou de celles du destin, l’humanité a le choix, parallèlement aux progrès et a la conquête de l’espace.
Une humanité terrienne soumise et résigné.
Afin d’améliorer la condition humaine, de la rendre plus égalitaire, une des propositions qui est d’actualité, est celle d’octroyer une Allocation Universelle. Affranchir les plus nombreux des soucis quotidiens de survie, par un partage solidaire de distribution des biens généraux.
Cette volonté part d’un sentiment égalitaire, afin de réduire la pauvreté, d’éviter l’exclusion, et de donner la chance de progresser. Cette initiative, expérimentée dans certains pays ou réclamée par des politiques socialisantes est a double tranchant…Le coté noble du partage entre tous, des biens générés en commun, et le coté du danger de la perte du sens de l’effort et de l’ambition légitime de progresser. L’apparition d’un super- état providence globale. Ce projet admirable qui porte en lui son antithèse, doit s’accompagner d’un encadrement particulier afin d’éviter les dérives dus a la facilité et a l’oisiveté, ce qui, par conséquences, vont générer des revendications en augmentation constante. Une des raisons serra que ces populations «marginalisées» par les actifs, seront sensibles a la différence due a des richesses inaccessibles. Les réactions seront la frustration aux effets psychologiques néfastes. L’homme n’est pas programmé a être «inutile»
Dans l’ensemble de l’évolution, quelle soit végétale, animale ou humaine l’égalité n’existe pas. Dans toutes les espèces il existe une hiérarchie, qui se décline des plus forts aux plus faibles. Les raisons sont multiples, génétiques hérités, survies, ou situationnelles .Particulièrement visible dans l’étude du règne animal, dans la chaine alimentaire qui va des prédateurs, carnivores aux proies végétariennes. L’équilibre naturel est préservé par le nombre relativement faible des premiers, et celui plus important des seconds. L’impact sur l’écosystème est harmonieux grâce aux besoins exclusifs de chacun. Un lion chasse et dévore le nécessaire quotidiennement, pour son alimentation et pour ses petits. Il ne chasse pas plusieurs antilopes pour remplir son congélateur. L’antilope mange les végétaux selon ses besoins sans faire de stock. Les prédateurs chassent d’abord les animaux les plus faibles, âgés ou malades, contribuant a l’élimination naturelle, et favorisant a la bonne sante de l’espèce. D’autres encore s’occupent de nettoyer les restes. Chez les grands singes vivant en groupe, plusieurs males se côtoient, mais un seul émerge, le plus fort, le male alpha. Grace a sa force musculaire, mais aussi a son «intelligence» tactique, il règne en chef absolu sur le groupe et bénéficie de tout les avantages dus a son statut ,nourriture, femelles…Son pouvoir, remis en question par des males plus jeunes et plus ambitieux, il doit affirmer son autorité aussi longtemps que possible, et il finira par être remplace...Chez l’animal évolué Homo Sapiens, les comportements sont similaires. Du male alpha, chef de sa tribu, jusqu'aux sociétés plus modernes, diriges par des rois aux pouvoirs absolus ou encore par des «leaders» de parties politiques, les attitudes restent les mêmes. La chose est bien connue depuis toujours «tous les individus ne naissent pas égaux». Ni physiquement, ni intellectuellement.
Peut-on imaginer une société ou tous seraient des athlètes de haut niveau avec des capacités cognitives supérieures?... Difficile a admettre, les raisons sont multiples, comme le patrimoine génétique, milieu social, ou les capacités adaptatives innées. Sans une amélioration du genre humain, la grande majorité restera soumise a la très faible minorité de «males ou de femelles alpha» - Une humanité améliorée.
A partir du 19eme et au 20eme siècle une nouvelle période de l’humanité se dessine, de Nietzsche en passant par Sartre, Heidegger… Après avoir dépassé les tyrannies idéologiques des religions, ou les recommandations incontournables de certaines philosophies, l’humanité a commence par remplacer des millénaires de systèmes sociaux diriges par des entités supérieures surhumaines et invisibles par une invention dont elle est l’actrice unique: L’humanisme. Dorénavant ce ne sont plus des puissances occultes qui orientent et dirigent le destin de l’homme, devenu lui-même un «dieu» maitre de ses envies, besoins et croyances.
Inventer une amélioration devient obligatoire afin d’apporter au plus grand nombre une égalité partagée. Si le nombre des «faibles» se réduit, il devient très difficile aux «forts » d’imposer leur autorités, la «concurrence» devient plus rude. L’émergence de nouveaux talents, plus nombreux, va contribuer au bien être de tous. Le partage, l’accès a toutes les connaissances, la participation au grand projet commun, avec des résultats visibles et immédiats, fera naitre une société plus égalitaire et féconde.
Cette humanité améliorée qui commence a émergé se trouve déjà confrontée a deux problèmes le premier est celui de sa propre incapacité à réussir son amélioration et de se laisser dériver vers des dictatures humaines ou non-humaines terrifiantes. Le second est celui de la concurrence faite par la mécanique informatique extraordinaire appelée Intelligence Artificielle. Invention humaine, compilations des savoirs de tous les domaines, réunis dans des algorithmes qui «pensent» beaucoup plus vite et «mieux» que tout un groupe de mathématiciens equipés de calculatrices géantes ou de bouliers repensés. Ce nouvel outil dans la boite des inventions, dont l’origine est l’ordinateur est devenu indispensable. La scientifique mathématicienne afro-américaine Katherine Johnson, qui a calculée les trajectoires de la mission Apollo 11, qui a permit a l’homme de marcher sur la lune, en 1969, avec son crayon et son cahier, disposait de l’aide des ancêtres des ordinateurs, les supercalculateurs, qui occupaient plusieurs étages dans les locaux de la Nasa. Grace a son intuition hors du commun, sa maitrise des équations de construction analytique elle a réussie en très peu de temps les calculs nécessaires pour le succès de la mission. Les génies sont rarissimes et ne se reproduisent pas…Aujourd’hui la taille de stockages de mémoires et la puissance de calcul, l’éventail des algorithmes est incomparable avec ceux de cette époque pionnière .Plus aucun projet d’envergure soit dans le domaine médicale, des recherches fondamentales, de la conquête spatiale, dans l’industrie, ou les finances ne peux se faire sans l’aide de cette technique.
Impliqués dans les sciences humaines, dans la psychologie, ces supers –ordinateurs seront bientôt capables de gérer jusqu'à nos émotions, les anticiper et les influencer grâces a leurs capacités mémorielles et d’analyses ultra rapides. Des grands groupes d’influences internationaux, planétaire, risquent, d’avoir l’ambition de contrôler les systèmes économiques de la planète par l’intermédiaire d’une super ID, équipée des algorithmes nécessaires. Le risque, devant la facilité de gestion généré, par son utilisation, ou l’action de l’humain devient inutile, est celui de perdre le contrôle au profit de l’outil. L’IA ayant assimilée la complexité des émotions humaines, les faiblesses, les fantasmes de l’Homo, sera capable de prendre des décisions seule. Car à force de faciliter le fonctionnement de tous les systèmes qui font les sociétés, de se substituer aux humains surtout dans les situations risquées mettant en péril, ou leurs santés, ou leurs vies, l’IA serra indispensable et irremplaçable .Ce super Outil sera-t-il le complice, le binôme de l’humain « déifié » ? Ou prendra-t-il le pouvoir total ?...
Dans notre Histoire commune, de nombreuses inventions qui avaient le but d’améliorer le quotidien ou de soulager l’Humanité ont étés «détournées» de leur objectifs nobles.
Alfred Nobel, qui a donné son nom au fameux prix, récompenses remises «aux personnes ayant apportées le plus grand bénéfice a l’humanité» est célèbre pour être l’inventeur de la dynamite, dont le but était louable, entre autre son utilisation permettait de soulager des milliers d’ouvriers de travaux particulièrement pénibles, d’accélérer les chantiers d’aménagements par exemple pour la percée du canal de suez. Mais très vite l’invention est utilisée comme arme.
Effet pervers: Si l’IA se retourne contre ses créateurs? Question fondamentale… Les compétences bientôt infinis de ces géants «algorithmiques», bien plus puissants que tous les Google, et autres moteurs numériques existants, qui eux seront rapidement intégrés dans un système planétaire, le danger est devenu présent. Imaginons, l’IA acquérir une «conscience»? Ou encore la capacité d’intuition?
Un nouveau défi lancé a l’Homo Sapiens: comment prévoir la gestion de ses propres émanations électroniques, cette hydre aux têtes incalculables réagissant à la vitesse de la lumière, inventée pour faire progresser l’humanité. Bientôt il ne s’agira plus d’utiliser le bouton on/off… il n’existera plus.
CHAPITRE 7
Homo, dans sa quête infini d’améliorer sa vie, en passant par les révolutions agricoles, industrielles, aujourd’hui numérique, maitrisait la vitesse de développement, de lente, a rapide, contrôlée. Avec l’invention des algorithmes, ou plutôt leurs applications dans tous les systèmes, ouvre un nouveau chapitre, celui de la «non-maitrise» des inventions. Autrefois maitre de la vitesse d’imagination, l’homme moderne se trouve en concurrence avec ses propres inventions, dont la vitesse de développement lui échappe. Les capacités auto-créatives de l’IA, commencent à dépasser les cerveaux des programmateurs. La vitesse et la complexité en augmentation constante, n’est plus compréhensible ni par un groupe, encore moins par un individu, aussi compétent soit il. Ces algorithmes, pour le moment ne sont que des formules mathématiques utilisés pour leur puissance et rapidité de calcul. Cette «omnipotence» en est encore au début, et peut être gérer. Le soutien de pare-feux ultra sophistiqués, un système «d’algorithmes de surveillance», indépendant du big-one, un système algorithmique soumis a des lois incontournables et impossible a déprogrammer ,comme les trois lois de la robotique, inventé par Isaac Asimov dans ses romans de S.F. Une «police cybernétique» qui doit rendre compte a un comité de sages sélectionné selon des critères draconiens d’éthique et de morale, fonctionnant en symbiose intégrale. Comment les dirigeants de ces super programmes intelligents seront-ils choisis ? Dans le monde scientifique de ces nouvelles disciplines, nées directement de ce progrès, des experts et des savants vont émerger. Quelques soient les «défenses» a trouver, cela ne peux être réalisé que dans le cadre strict du respect de l’éthique et de la morale.
Revenons a nos ancêtres, chasseurs cueilleurs nomades du paléolithique, vivant en harmonie avec la nature se servant directement de gibiers, poissons, fruits, baies… Dans une «zone» territoriale hostile mais accessible depuis un point central appelé Foyer, lieu de rassemblement, ou les chasseurs ramenaient leur butin a partager avec les autres membres du groupe, peu nombreux. Quand les réserves immédiates s’épuisait, le groupe se déplaçait a la recherche d’un autre territoire plus prometteur. La zone abandonnée se régénère rapidement et l’équilibre était respecté. L’impact de ces quelques Homo est quasi insignifiant. Ce «message» nous informant qu’un territoire est devenu inexploitable, le besoin de rechercher un remplaçant, est inscrit dans nos gènes. Après la sédentarisation de la plupart, certaines tribus sont restées nomades et continuaient a avoir ce besoin de déplacement. Témoins: Les grandes invasions des Huns au 4eme siècle, Vikings au 8eme, ou Mongols sous la direction de Gengis Khan au 13eme. Poussés par des changements climatiques dans leurs régions d’origine, besoin de nouveaux territoires, de richesses a exploitées ou pour des raisons commerciales pour d’autres. La notion «d’espace vitale» devient évidente. L’augmentation des populations mondiales, la sédentarisation nécessite plus d’espaces pour les cultures, l’élevage des animaux devenus domestiques, la construction d’habitations. La sédentarisation est un changement profond dans la vie des humains. Après plusieurs millénaires de nomadisme, il y a 9000 ans, certains décident de rester sur un territoire, commencent a exploiter la terre, ses ressources domestiquent des espèces de plantes sauvages, ainsi débute la Révolution Agricole… Passant de l’état nomade, a celui d’agriculteur sédentaire .L’impact sur l’environnement de cette animal si particulier, se reproduisant rapidement reste très minimes. Les modifications deviennent visibles quand débute le défrichage important pour donner de la place a l’agriculture, l’élevage et l’urbanisation. Le besoin de matières premières augmente et l’exploitation du milieu naturel s’accélère et devient une constante liée au développement des sociétés et des différentes civilisations naissantes. Le résultat sur l’environnement devient important. Comme un cercle qui s’agrandit autour du «foyer», maison ou village, La zone verte et les forets sont peu à peu remplacées par des champs, des prés et des constructions. Les points d’eaux, sources ou rivières, sont le centre de ce dispositif et évidement vital .Leurs besoins grandissants, les humains ne se déplacent plus a la recherche de territoires généreux, mais s’étendent autour du point central de leur habitat, et occupent en les modifiants, des zone plus étendues. Au Moyen-Orient, une des premières destinations des migrations venant d’Afrique, ou la couverture végétale est réduite, l’implantation se fait le long des cours d’eaux, indispensables pour la survie. Les régions plus septentrionales, la sédentarisation se fait au détriment des forets millénaires .Le bois devient la matière première principale. Les conséquences deviennent rapidement apparentes, par une désertification précoce, le détournement des cours d’eaux ou leur surexploitation nécessaire a l’irrigation, utilisation du bois comme matériaux de construction et de chauffage.
Le Liban, pays situé au Moyen-Orient, bénéficiant d’un climat tempéré grâce à des massifs montagneux, est totalement couvert de milliers de cèdres millénaires. Très tôt, vers le 3eme siècle avant JC, les habitants exploitent ces arbres énormes, vendus comme bois de structure pour les constructions, utilisés, par exemple, dans l’édification des temples de Jérusalem. Le cèdre est particulièrement recherché pour la construction navale, par sa nature imputrescible. Cette richesse commence a s’épuiser des le 6eme siècle. Cet arbre sacré, cité par les trois grandes religions monothéistes a été victime de la surexploitation anarchique et souvent forcée par les puissantes régnantes. La croissance de l’espèce est très lente, et ce patrimoine n’a jamais été récupéré. La foret
originale du pays a disparue. Des centaines d’autres catastrophes émaillent notre Histoire, sur l’ensemble de la planète. D’autres régions sont restées vierges, certainement pour cause de très faible occupation humaine ou d’aucune.
Le choc le plus violent est celui de la Révolution Industrielle, qui est à l’ origine de la détérioration rapide de notre environnement, et qui notre héritage actuel. Après des millénaires, depuis la révolution agricole a la fin du 18eme siècle, le rapport homme-nature est resté pratiquement égale, avec une tendance pourtant a une lente détérioration. La profonde modification des sociétés, surtout ouest-européennes, entrainent des effets terrifiants sur notre environnement. Une progression extraordinaire va bénéficier à cette nouvelle étape de l’humanité, grâce a des inventions nouvelles. La machine a vapeur, facilitatrice et accélératrice des techniques, des déplacements, nouvel outil qui va s’imposer dans tous les domaines , avant réservé a la force musculaire de l’homme ou de l’animal. Le tracteur qui remplace des dizaines d’ouvriers agricoles, le métier a tisser utilisé par un seul artisan se multiplie par dizaines dans de nouvelles usines nommées filatures, le bateau a vapeur qui fait oublier les caprices du vent, et bien d’autres…La production agricole augmente notablement, les famines s’amenuisent, la population s’accroit nettement. Les industries naissantes ont besoin de bras pour progresser, la machine, nouvelle héroïne, doit être fabriqué pour être utilisé, et qui, malgré tous ses succès ne résout pas tout les besoins .Une des conséquences directe sera l’origine de l’exode rurale, les paysans se transforment en ouvriers. Le besoin de matières premières, charbon, minerais, s’accroit proportionnellement a la demande. D’énormes usines envahissent les paysages autrefois verts, les déchets miniers noircissent de poussières les alentours, les fumées des cheminées obscurcissent le ciel en plein jour. La séparation entre l’humain et son environnement naturel a commencée. Avec l’apparition des grands industriels s’inventent l’esprit de classes sociales, le capitalisme, les investissements. L’ensemble de ce qui fait notre civilisation, toujours d’actualités en ce début de 21eme siècle. C’est le moment aussi où la notion de progrès commun émerge, mouvement généralisé, bénéfique à toute l’humanité. Cette dynamique influence les domaines les plus divers, l’industrie, le médicale, et devrait apporter une augmentation des bénéfices sociaux.
La majorité des humains, a partir de ce moment, perdent leur «liberté». Celle du paysan , qui dans son champ, épuisé, s’arrête un instant, pour boire de l’eau, avant de reprendre son labeur, ou de la fileuse qui regarde par sa fenêtre, les fleurs dans le pré voisin… remplacée par la situation du mineur de fond, a 800m sous terre, au péril de sa vie, presque sans de lumière, ou les centaines d’ouvrières manœuvrant leurs métiers a tisser, dans un hall d’atelier lugubre, aux fenêtres opaques de poussière, soumises a la brutalité de surveillants sadiques… bénéficiaires du progrès ou prisonniers d’un système abrutissant?... Quelle différence entre le serf du moyen-âge, soumis au bon vouloir de son seigneur, et l’ouvrier de l’usine abrutis par 18 heures de labeur épuisant, obligé de faire travailler son fils de 5 ans, pour subvenir aux besoins misérables de sa famille. Lequel était le plus libre ? La classe ouvrière représentante en occident, de la masse, presque esclave, non plus de la faim ou du froid, mais soumise a un nouvel ordre, dirigé par le Patronat, remplaçant la noblesse ou le clergé. Certains travailleurs appartenant a leur lieu de travail, comme les enfants de mineurs de charbon, en Angleterre, propriétés du puits ou descendent ses parents. Situation révoltante qui dura jusqu'à la première guerre mondiale .Le lien naturel, originelle qui unissait l’humain et la nature s’est rompue. L’existence même de la nature perd de son importance. Oubliés les contraintes de la terre, récolter, creuser les sillons, semer, surveiller le ciel, promettant pluies bénéfiques ou gel destructeur. Le progrès technique subvient à tous nos besoins !
La destruction systématique de notre berceau a commencée. Les industries ont continuées à évoluer, de nouvelles apparaissent dans tous les domaines, certaines éphémères ou totalement inutiles, voraces d’énergies fossiles sans limites, et vomissant des tonnes de déchets ingérables. Ainsi apparait le concept de «pollution humaine» ou d’origine humaine, avec comme résultat, devenu incontournable le réchauffement climatique. Depuis le 20eme siècle, notre planète subit des agressions a la chaine, dénoncées par des groupes visionnaires, ou par des parties politiques voraces de pouvoir, surfant sur la misère a venir, sans véritables effets productifs. En ce début de 21eme siècle de timides programmes essaient de proposer des solutions. Malgré les alarmes urgentes de scientifiques honnêtes et lucides, de ceux dénommées de façon souvent péjorative d’ «écolos» ou «vert»
Nous vivons a coté de nous-mêmes.
CHAPITRE 8
Prenez le temps d’un petit moment et asseyez vous dans un parc, un jardin ou dans la nature. Observez le sol, gratter un peu la terre et vous allez apercevoir un monde grouillant de vie… insectes, fourmis, vers de terre .En restant immobile vous découvrez un univers insoupçonné, oublié pour la plupart d’entre nous, notre monde original, la nature vivante, visible par des graines, des plantes parfois minuscules, d’autre petits animaux… Une fissure dans un mur en béton ou pousse une herbe folle, une bordure de trottoir avec des fleurs qui se forcent un passage…Soulevez une pierre… et regardez. Pour beaucoup «la nature reprend ses droits» est la phrase rassurante, a l’opposé des appels alarmistes et catastrophiques des organisations ou d’individus «écologiques» Il est vrai que la force de reconquête des éléments naturels est puissante .Dans un bâtiment délaissé par ses habitants, en quelques mois, poussent des herbes dont les racines s’infiltrent dans chaque fissure, et bientôt apparait une faune disparut .Peu a peu l’ouvrage en béton et acier, est recouvert par la végétation ,et la vie naturelle retrouvée. Dans beaucoup de cas, le temps nécessaire pour cette reconquête est plus court que celui de la construction... vitesse «naturelle». Ce phénomène est presque rassurant, occultant, pour le moment, l’état véritable de notre environnement. Un véritable fléau touche notre planète dont nous sommes responsables. Notre comportement se chiffre:
Certaines causes du réchauffement climatique sont étonnantes et terrifiantes.
L’élevage des animaux pour la consommation humaine se chiffre a 1,7 milliard de bovins, 2,3 milliard d’ovins, 25 milliard de poulets, 1,2 milliard de canard ,900 million de porc .L’ensemble du cheptel consomme et rejette des déchets organiques a hauteur de 14,5 %, des causes de l’effet de serre, produit par les déjections. Particulièrement du méthane qui est 28% plus polluant que le dioxyde de carbone. Se profile aussi la multiplication des dangers de maladies, dues aux agents pathogènes issus des excréments, de virus résistants à la plupart des antibiotiques. Les animaux «domestiques» produisent, chaque année, des millions de tonnes de nitrates, de phosphates, qui finiront par ne plus être absorbées par la nature.
L’homme qui vivait avec les animaux domestiqués, pendant des millénaires les respectaient, par besoin autant comme nourriture et comme force de travail, est devenu le responsable d’une industrie fournissant un bien de consommation «vivant», sous prétexte de sa «supériorité». Les hommes, pourtant, s’entourent d’ animaux de compagnies, nos amis a 4 pattes, partageant leurs vies, aimés, choyés, membres a part entière de la famille. Cet «amour» est parfois exagéré par la générosité du maitre, qui fait hériter son compagnon de sa fortune, de ses richesses, dont l’animal n’a que faire… Culpabilité inconsciente?
Les animaux élevés pour la consommation humaine, «ces aliments vivants» le sont pour la grande majorité, dans des usines, agglutinés par millier dans des cages conçues pour leur croissance dopée, sont nourrit automatiquement et restent debout dans leurs déjections, pour être finalement, le poids atteint, abattus. La reproduction dans ces fabriques de viande, est insupportable pour tout être humain doué de conscience. Le processus d’élevage, dénué de tout respect ou de compassion, est presque totalement informatisé et automatisé. La nutrition, après un dosage méticuleux de produits d’origine pharmaceutiques, est un cocktail d’antibiotiques et d’hormones qui va «fabriquer» un animal rapidement, en surpoids, et malade physiquement sans parler psychologiquement. Qu’importe, il faut consommer, rentabiliser et profiter! La production de lait et de viande devrait être doublée d’ici 2050… Notre capacité d’inventions, surtout a trouver d’urgence des solutions est mise a contribution. La technique de croissance des cellules souches est certainement une solution .Depuis 2013 une société basé aux USA, a commencée a fabriquer des tissus en laboratoire, a partir de cellules souches de tissu musculaires de bœuf. Ils ont réussit a constituer un steak, mais dont le cout de 250 000 $ est encore exorbitant. La technique s’améliorant avec la production, cette «viande» sera moins chère que la «vrai», et certainement de meilleure qualité et de gout, que celle de la production industrielle. On parle aussi de Clean Meat, pratiquement sans déchets, ni pollution, et surtout plus de souffrance animale.
Concernant la production agricole, céréalière, végétales, des équipements légers, les hydroponiques produisent déjà avec des résultats très prometteurs, dans de nombreuses régions, particulièrement dans des zones désertiques. Cette technique, retenue pour les voyages spatiaux de longue durée, ne nécessite pas de sol, elle fonctionne avec le l’eau contenant les nutriments nécessaires a la croissance, a l’intérieure de serres, avec la luminosité artificielle nécessaire, et a l’abri de toute agression ou pollution...La recherche pour l’amélioration de cette technique avance rapidement avec l’objectif d’intégrer une façon de créer une bio diversité .Cette solution laisse les sols guérir, débarrassés de la surexploitation dévastatrice, et retrouver l’équilibre naturel.
Il n’y a pas de planète Terre B.
CHAPITRE 9
En ce début de 21eme siècle, l’humanité est devant un choix cornélien… Quitter ce monde et le laisser a l’abandon ou le reconstruire en le sauvant. Inventer une symbiose entre la conquête spatiale inévitable, et notre planète notre berceau .Il est dorénavant de notre responsabilité envers la génération futur, qui va vivre ou pas cette aventure unique.
Homo sapiens, confronté une fois de plus, a un choix, celui-ci vital, le plus important de son existence, doit être appréhendé avec sagesse et intelligence. L’Histoire de notre univers, notre passé, nos réussites, nos échecs sont «la connaissance universelle» à consulter. Toutes les réponses, aux nouvelles questions sont existantes dans notre Histoire. L’humain se comporte toujours selon les mêmes critères de choix et de passions. Le rôle des décisionnaires, dont nous devrons tous faire partie, est de réfléchir a notre destin commun, avec l’aide de toutes nos connaissances accumulées, cet outil accessible a tous: les solutions existent, a notre portée. Inventons notre futur.
L’humanité doit combiner les deux objectifs, celui de la conquête spatiale et celui de sauver notre planète d’origine. Les deux intimement liées se nourrissant l’une de l’autre. Grace a ses capacités d’invention, sa technicité, l’homme qui a depuis son émergence su résoudre les difficultés à survivre, et à vaincre tous les obstacles, doit enfin mettre toute son imagination, aidée par l’ID domestiquée, au service de toute les Humanités. En dépassant toutes les considérations politicienne, hégémonique ou religio- idéologique.
Un seul but à atteindre malgré l’énorme complexité que cela représente, des obstacles paraissant insurmontables, et de rêves: la nouvelle aventure Humaine, celle de la découverte des étoiles, associé a celle de la sauvegarde de notre planète d’origine. Utopie? Cette nouvelle frontière, toujours repoussée plus loin, nécessite la participation de l’ensemble de tous les humains, car en quittant, pour certains, la Terre deviendra la Source. La première fois, dans notre existence, ou nous pourront dire : «je sais d’où je viens, je sais ou je vais et pourquoi… » Ces questions existentielles qui nous interrogent depuis notre apparition, trouveront des réponses satisfaisantes, pour ceux qui explorerons et ceux qui garderont intact notre patrimoine original.
Objectif essentiel, vital: Humains IN et OUT, frères et sœurs vivants et partageant les mêmes mondes, afin de survivre, doivent habiter ensemble en équilibre avec l’univers.
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